Decouverte de l'Xperia ARC J‘adore mon ordinateur, ma connexion Internet m’oxygène et j’aime bien les petits gadgets technologiques. Un notebook, j’ai ; une console de jeux, j’ai eu ; une mini-console de poche, j’ai ; un lecteur mp3, j’ai. Un GSM ? bien sûr, j’ai.

Mais un smartphone ? Ah ça non, je n’ai pas. J’ai vu la tendance s’étendre des copains geeks technophiles aux copines trendy, et de plus en plus de personnes avec un smartphone dans la poche, ou dans le sac. Mais moi, pas encore.

Pourquoi ? Je n’ai qu’une utilité basique de mon téléphone mobile ; j’ai un forfait tout ce qu’il y a de plus classique, j’appelle et j’envoie des SMS. Sur mon GSM, je joue aux petits jeux de base, et j’en ai même récupéré un ou deux en extra pour jouer dans la file d’attente du médecin. Mais c’est tout -et de toute manière il n’a qu’une capacité de stockage limitée. En clair, je n’ai pas la téléphonite (très) aigüe.
Ce qui ne m’empêchait pas de considérer attentivement les copains copines et leurs usages des smartphones en me demandant si éventuellement j’en aurais besoin ? C’est dans ce contexte plein d’interrogations existentielles qu’on me proposa de m’en prêter un. Histoire de voir. Inutile de dire que j’ai sauté sur l’occasion et accepté -oui, en plus, je suis curieuse…

C‘est donc à la veille du week-end que j’ai récupéré le Xperia Arc. A la maison, pour être bien sûre de ce que je faisais (en plus d’être curieuse, je suis aussi maladroite…), j’ai inséré ma carte SIM dans l’appareil. Voici, en vrac, mes observations sur l’engin.

  1. Du design

Aussi bizarre que cela paraisse, j’attache de l’importance au design de ce qui m’entoure. Parfois même un peu trop (je peux pleurer sur une cafetière moche, bref passons). Bon, les goûts et les couleurs sont subjectifs. Mais pour moi l’Xperia est beau, il a un grand écran plat, peu de touches et plutôt bien placées. Déjà, je suis contente. Je lui ai trouvé une place parfaite dans une poche de mon sac, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

  1. De l’ergonomie

Les menus du téléphone sont agréables à regarder et la navigation facile (je redécouvre les joies de l’effleurement, contrairement à mon GSM sur lequel il faut, disons, appuyer fortement). Je n’ai pas lu le manuel et tout est intuitif, j’arrive à me repérer très vite toute seule. Et lorsque j’ai un doute, le guide utilisateur du smartphone m’aide rapidement à trouver ce que je veux. L’Xperia est donc très aisé à apprivoiser.

  1. De l’utilisation

Une fois configuré, sonneries et bips changés, contacts bien rangés, j’ai considéré l’OVNI d’un œil perplexe : que faire à présent ? Que fait-on avec un smartphone ? J’ai réfléchi à ce qu’en faisaient mes amis ; celle-ci est une experte du SMS à la vitesse de la lumière, celle-là consulte tout le temps son « mur », ah tiens, il y a bien celui-là, qui est un fan d’applications ! Voyons voir ça de plus près. Qui dit applications dit internet…

Je n’ai pas d’abonnement data. Qu’à cela ne tienne, je n’ai qu’à me connecter au wifi domestique ! Mais comment fait-on ? Je commence à paniquer un peu (outre la curiosité et la maladresse, je suis aussi nulle en bidouillages réseaux). En parcourant les menus, je tombe sur «  Sans fil et réseaux », comme ça, magiquement ! Puis, « Paramètres Wi-Fi » ; voilà ! Il cherche et trouve tout seul le réseau de notre box internet, et me demande un mot de passe ; bon, là j’ai triché, mon mari me l’a gentiment dicté. Et voilà ! Il s’est connecté tout seul, comme un grand ! Presque rien à faire ! Je suis ravie.

La petite icône Androïd Market est bien là, c’est un raccourci fort utile qui, encore une fois, me dispense de manipulations fastidieuses ; je clique, et j’y suis ; j’avoue, moi qui ne comprenais pas ce que les accros avaient à rester accrochés à leur smartphone, j’y suis restée bien longtemps, rien que pour parcourir la revue des applications disponibles ; j’ai téléchargé plein d’applications gratuites pour les tester, et supprimé aussitôt celles qui ne me convenaient pas (un peu d’organisation que diable, avec toutes les petites icônes installées, déjà, ce n’est pas facile de s’y retrouver, alors en laissant les applis inutiles !).

Il y a effectivement plein de petites applications rigolotes, et on trouve de tout (excusez-moi je découvre), de l’anti-moustique aux gestionnaires de cycles féminins en passant par les leçons de self-défense… mais bref ! Après avoir testé tout et n’importe quoi, je ne garde que ce qui m’intéresse le plus, à savoir :

– les applications photo
– les applications « designer » (palettes et nuanciers chromatiques)
– les applications de graphisme (sketchbook et autres logiciels de dessin)
– les gestionnaires (de temps, de notes, d’organisation).

L‘appareil photo du Xperia est super. En même temps, je n’ai comme point de comparaison mon petit LG qui fait triste mine à côté. En temps normal j’adore mitrailler tout ce qui bouge et j’adore la photo. J’aime les jolies photos nettes, et les miennes sont réussies avec le smartphone. Inutile de dire que j’ai dû tester la majorité des applis photo et que j’ai mes favorites : Little Photo, Retro Camera…
J’en profite donc pour jouer au reporter à toute heure et remplir mon stock de photos pendant la quinzaine où j’ai l’Xperia en main.
Et quand je suis de mauvaise humeur je rajoute des moustaches aux gens que je photographie (dont moi), ça va tout de suite mieux (oui oui, c’est l’appli inutile qui me fait rire, chacun son truc), ou je lance des oiseaux en colère sur des cochons (oui Angry Birds, c’est marrant et ça ne rame même pas).

Les autres applications que j’adore (et dont je rêvais avant d’avoir un smartphone sous la main, et qui -non ! Je ne suis pas folle ! – comptaient pour beaucoup dans mon envie très forte d’en avoir un), permettent aussi d’utiliser l’appareil photo : ce sont les applis chromatiques, palettes et autres nuanciers. J’adore pouvoir prendre un cliché parce qu’un ensemble de détails, une harmonie de couleurs, m’attirent l’œil, et enregistrer la palette et les nuances de couleurs exactes, associées et opposées (oui, c’est mon côté d’illustratrice geek qui ressort et j’ai des envies et intérêts qui peuvent paraître bizarres, j’avoue).

Concernant le portage des logiciels de graphisme sur smartphone, il est vrai qu’on a le choix ; mais il est aussi vrai qu’il y a peu de « bons » logiciels. Il y en a un : Sketchbook Pro pour mobile ; et j’aime aussi beaucoup Sketcher. Il y a quand même un petit hic. Vous avez déjà essayé de peindre avec le doigt vous ? Je veux dire, c’est faisable hein. Mais ça manque de naturel. Et de précision. Et l’écran du Xperia a beau être grand pour un téléphone, il est quand même limite pour dessiner au doigt (je ne parle même pas des paluches de mon mari, hein…). Il existe aussi des stylets spéciaux mais on rentre dans un autre débat et je n’en avais d’ailleurs pas sous la main.
J‘ai quand même bien aimé essayé, mais cette fois-ci je garde mon carnet papier !

Enfin, j’ai aussi goûté  aux joies des paresseux(ses) qui twittent en direct de leur salon et qui consultent leur “mur” bien au fond de leur canapé, et checkent leur mail régulièrement. La connexion est ultra simple (l’icône Facebook et Gmail sont déjà présentes, il suffit de s’identifier) ; j’ai juste téléchargé un gestionnaire Twitter, Seesmik, très simple d’utilisation aussi. Et hop, avec tout ça… je suis connectée tout le temps, partout ! magique ! (je comprends mieux les addicts scotchés à leur smartphone).

  1. Les petits -et gros- bémols

Ce n’est pas grand-chose mais en toute objectivité (mon mari dira que je fais des chichis mais ça c’est autre chose) quelques petits détails m’ont dérangée.

• Il faut appuyer longtemps pour l’allumer
• J’utilise beaucoup le smartphone à plat (posé sur une table), peut-être parce qu’il est grand pour ma main ? mais surtout parce que je trouve plus pratique de composer mes SMS et de taper sur le clavier virtuel quand il est stable et repose sur un support. Et justement il n’est pas stable. Sa coque légèrement arrondie, fait qu’il oscille quand on tapote dessus, et ça me gêne ; j’aurais aimé plus « carré » et qu’il ne ballotte pas quand je m’en sers.
• Quand on utilise beaucoup les applications, ça use beaucoup de batterie (logique, en même temps, c’est le cas pour beaucoup de téléphones).

Comme vous pouvez le voir ça relève de l’anecdotique.

• Le gros bémol a été pour récupérer mes données en USB. Là, je n’ai pas du tout aimé ; il m’a fallu installer (très, trèès longtemps) un logiciel, essayer cinq ou six fois de brancher / rebrancher le smartphone avant de le voir apparaître comme source de données externe sur mon ordinateur, m’énerver quand la connexion s’interrompt au bout de quelques minutes. Clairement, j’ai bataillé pour récupérer mes photos.

  1. Tu as vu mon nouveau téléphone ?

Une des conséquences de ma nouvelle acquisition, a été le partage social. A savoir : un nouveau sujet de conversation entre deux scoops et trois potins (non, n’insistez pas, je ne balance pas). Et ce qui est assez super, c’est que ça marche avec un panel varié d’interlocuteurs.

  • les déjà heureux propriétaires d’un smartphone, d’une marque différente, avec qui on s’amuse à comparer les bestiaux : finesse photo (« ah c’est net, regarde le mien est flou là ! »), ergonomie (« bien pensé tu peux appuyer n’importe où pour prendre un cliché, sur le mien y’a un endroit précis et c’est tout, il est bien le tien ! »), puissance (« et l’autonomie ? Moi je tiens une journée », « Ah non moi un peu moins ») et applications (« ça existe ça pour le mien ? T’es sûre ? »). Bref, un moment convivial et instuctif pour tous.
  • Ceux qui sont dépassés par tout ça, comme, au hasard, ma mère (« un smartphone ? Mais c’est quoi ? Et c’est quoi la différence avec les autres téléphones ? »), mais je tiens à préciser qu’elle s’est très vite emballée et que quand je lui ai montré une ou deux applications, elle est devenue fan aussitôt : filtres photos, petits jeux cruels (oui, un peu, comme lancer des agrafeuses sur le collègue de bureau, faire miauler et parler un chat), se déguiser avec lunettes et moustaches, bref, ma mère adore les applications pour smartphones et me demande si j’en ai des nouvelles à chaque fois qu’on se voit.
  • Les enfants et les bébés, mais je n’ai pas testé, je connais ma fille, c’est une technophile dernière génération, il existe plein d’applis addictives pour les bébés et elle n’a pas le sens de la mesure. Ainsi, pour éviter de passer mon temps à lui tendre l’écran pour qu’elle puisse jouer ou écouter des sons, et aussi pour éviter la crise quand je ne pourrai plus le faire, je l’ai exclue de mon échantillon de test 😉
  1. Farewell

Finalement, ces deux semaines, je me suis bien amusée avec mon Xperia. J’ai essayé des tas d’applis ; j’ai ri, joué, géré et organisé mon temps et mes listes quotidiennes ; pris beaucoup de photos-souvenir, échangé avec les copains et joué au jeu du « Comparons notre smartphone » aussi connu sou le nom de « Et il fait quoi, le tien ? » ; j’ai découvert de nouveaux comportements (un clic, une photo, et un upload sur Facebook ou Twitter dans la foulée) ; je me suis sentie un peu plus connectée, au réseau virtuel et aux gens réels.

On en revient à la question initiale ; être (l’heureux) possesseur d’un smartphone crée-t-il de nouveaux besoins ? En ce qui me concerne, oui ; ce ne sont pas des besoins primordiaux (je m’en passais très bien avant), mais ils installent un certain confort, mettent à l’aise, en phase avec la technologie, et font qu’on n’a pas envie de retourner en arrière.

[imagebrowser id=8]
En fait, le plus gros défaut de l’Xperia, c’est quand vient le moment de le rendre……